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Publié par Adrien Delassus

Octobre 2014 au Bénin (introduction)

Durant ce mois d'octobre, j'ai fait un gros et bon break. Je souhaitais, pour mon premier grand voyage partir en Afrique, un continent qui m'intéresse depuis longtemps.

Je ne sais pourquoi. Une nounou malgache peut être...

A la fac, en L2 j'ai étudié l'histoire médiévale de l'Afrique, pour aller à l'encontre de ce préjugé que ce continent n'avait pas d'histoire. Ce qui m’intéressait aussi c’était de comprendre comment on dressait et construisait un souvenir commun et authentifié à partir de l'histoire orale. C'est à ce moment que j'ai découvert les empires d'Afrique de l'ouest, qui avait émergé grâce au commerce transsaharien, les empires de Ghana, du Mali puis l'empire Songhaï, les royaumes du Prince Jean ou l'Ethiopie, le Royaume du Monomotapa, la civilisation Swahilie ... Bref, je ne vais pas réciter mes cours et étaler les résidus qu'il me reste.

J'ai choisi le Bénin par défaut, car je souhaitais tout d'abord visiter le Mali, ou la Guinée mais l'actualité politique ou sanitaire m'a contraint d'opter pour un autre pays. Je souhaitais visiter un pays dont je connaissais des ressortissants en France, et dans lequel je pensais trouver un minimum de liberté d'expression pour discuter avec ses habitants. Le Bénin remplissait le dernier de ces critères. Et en plus il y avait une histoire pré-coloniale.

Je ne regrette pas que le hasard nous a fait atterrir à Cotonou et permis de découvrir Ouidah, Grand Popo, Abomey, Bohicon, Porto Novo, Ganvié, Natitingou, la réserve de la Pendjari, Koussoukouingou, Djougou, Savalou, Dassa, de nouveau (et pour de vrai!) Porto Novo, et la plage des amoureux à Cotonou.

Le Benin est un pays safe, éclectique, un carrefour des religions, des ethnies, des marchandises et des cultures. Un pays qui n'est pas abimé par le tourisme, sauf un peu dans le sud (Ganvié). Bien sur, il n'y a pas le même confort qu'en Europe mais il y a partout des gens attentionnés, curieux, souriants. Après nous étions les rares "yohvos" avec sac à dos, qui ne travaillaient pas là et qui discutaient bien volontiers au débotté, et souvent nous allions devenir un contact avec la France. C'est normal, c'est logique, mais dans un pays habitué à la liberté d'expression, nous avons pu approfondir nos impressions et pu poser toutes les questions que nous souhaitions.

De ce voyage, de ce pays, que nous n'avons pas entièrement visité, le nord-est étant déconseillé en raison de la proximité avec le Nigéria risqué, j'ai retiré des enseignements, des leçons de vie. Un témoignage d'un simple voyageur qui n'a pas tout vu et peut être pas tout compris.

La morale de ce voyage étant : En France, on a vraiment beaucoup de chances, mais on ne s'en rend plus compte.

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